A un mois de la retraite, Maitre Ding est licencié par l’usine dans laquelle il travaillait depuis plus de quarante ans. Il se retrouve sans le sou, sans beaucoup d’économie, et livré à lui-même, abandonné par ses anciens patrons et par l’Etat, à qui il a consacré toute une vie de labeur.
Dans le souci d’améliorer son désormais triste quotidien, Maître Ding se creuse la tête pour trouver un moyen de s’en sortir et décide de créer sa petite entreprise.
La découverte d’un vieux bus délabré et abandonné dans un bois isolé lui donne l’idée de créer un lieu de rencontre pour les amoureux, qu’il entretiendra et louera aux couples légitimes ou non en quête d’intimité. L’entreprise est risquée, mais les scrupules de Maître Ding, partagé entre la crainte de perdre la face en étant incapable de subvenir aux besoins de sa famille, et le sentiment que son affaire n’est pas très licite, sont vite balayés par son complice dans l’affaire, son ancien apprenti Lu Xiaohu.
"Maître, je vais vous dire quelque chose de moche : vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte !"
Maître Ding, parfait exemple des valeurs traditionnelles de la société chinoise, travailleur et loyal, se montre plein de ressources et s’adapte assez vite aux nouvelles règles de la Chine contemporaine.
Un petit livre drôle, à la fois délicat et décapant, parfait pour commencer l’année avec le sourire.
Le maître a de plus en plus d’humour – MO Yan
Traduit du chinois par Noël Dutrait
Titre original : Shifu, ni yue lai yue youmo (1999)
Points – 108 pages








3 commentaires:
Bonne année Virginie.
Un auteur que j'aimerais découvrir. Peut-être avec ce titre.
@ Manu : Merci, Manu. Bonne année à toi aussi. C'est ma première lecture de cet auteur et j'ai très envie de renouveler l'expérience. Sans doute avec "La dure loi du karma" qui est dans ma pal depuis un an ou deux déjà !
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année que je te souhaite... deux mille douce :-)
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