8 avril 2011

さようなら


Sayonara !
Dans quelques heures, je serai au Japon.
perduedansleslivres sera donc au repos pendant un petit moment, peut-être pour une durée plus longue que mon séjour là-bas.
D'ici là, portez vous bien et lisez beaucoup (si vous voulez !)

6 avril 2011

Sorry - Zoran Drvenkar

Quatre amis trentenaires (deux garçons, deux filles), un peu paumés, déjà écorchés par la vie, se retrouvent à Berlin. Sur une idée de Kris, licencié sans ménagement par la société qui l’employait, ils décident de créer une société de services, Sorry, qui offre aux entreprises et professionnels, la possibilité de soulager leur conscience et de s’excuser (et même de négocier des indemnités) en leur nom auprès des personnes qu’elles auraient malmenées ou harcelées.
Le succès de Sorry est aussi foudroyant qu’inattendu. Les amis s’organisent. Tamara s’occupe de l’accueil téléphonique, Frauke gère les emplois du temps et la partie administrative, tandis que Kris et Wolf se chargent de s’excuser auprès des victimes de leurs clients.
Tout va pour le mieux, jusqu’au jour où l’agence reçoit l’appel d’un mystérieux interlocuteur qui les charge de s’excuser en son nom auprès d’une femme … qu’il a assassinée ! Le tueur les enjoint de plus à nettoyer la scène du crime, sous peine de représailles sur les proches de chacun des quatre jeunes gens.
Pris au piège et cédant à la panique, les amis n’ont d’autre choix que de s’exécuter, sans renoncer pour autant à tenter de découvrir l’identité de cet inconnu psychopathe qui semble si bien les connaître.
Sur les thèmes du pardon, de la culpabilité et de la vengeance, Zoran Drvenkar, dont c’est le premier roman traduit en français, élabore une intrigue haletante et complexe à la construction très originale, et manipule son lecteur avec autant d’adresse et de machiavélisme que le tueur du livre. Et croyez-moi, ce tueur est terriblement retors !



Sorry – Zoran Drvenkar
Traduit de l’allemand par Corinna Gepner
Titre original : Sorry (Ullstein Buchverlag GmbH, Berlin, 2009)
Sonatine – mars 2011 – 448 pages

1 avril 2011

Never Let Me Go - Kazuo Ishiguro

En Angleterre, à la fin des années 1990.
Kathy H. est une "carer". Depuis presque douze ans, elle accompagne dans leur convalescence, parfois jusqu’à leur dernier instant, des "donneurs".
Sur les routes de campagne, qui la mènent d’un donneur à l’autre, Kathy se souvient de ses années à Hailsham, pensionnat où elle a passé toutes ses années d’enfance et d’adolescence, où elle a été formée, en quelque sorte, à la profession qu’elle exerce maintenant.
Hailsham était une école très particulière, où la créativité dans le domaine artistique était une des valeurs fondamentales et très fortement encouragée, où la santé des enfants, particulièrement entourés par leurs professeurs, appelés les "gardiens", faisait l’objet d’une surveillance attentive.
Kathy repense à ses amis, Ruth et Tommy, avec qui elle formait un trio inséparable, alors qu’ils étaient tellement différents. Ruth était une enfant fougueuse et frondeuse, Tommy un garçon angoissé, parfois submergé par des colères effroyables, Kathy, douce et attentive, la seule capable de calmer la fureur de Tommy. Kathy est un personnage que j’ai tout de suite aimé, qui dès l’enfance fait preuve d’une réelle empathie envers les autres et dont l’avenir en tant qu’accompagnatrice de personnes souffrantes semble déjà tracé.
Never Let Me Go est un roman un peu étrange, envoûtant, teinté de nostalgie et de tristesse, à l’issue stupéfiante et glaçante, un roman d’anticipation (bien qu’il se passe à une époque déjà révolue) au rythme lent mais dont les pages se tournent avec frénésie. Il m’a fallu du temps avant de comprendre ce qui se passait et je me suis posée une foule de questions au cours de la première centaine de pages : qui sont ces enfants ? Où sont leurs parents ? Quelle est cette pédagogie qui définit Hailsham ? qui est Madame ? Pourquoi semble t’elle autant craindre les enfants ?
Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler le twist, d’autres s’en chargeront sans doute. Pour ma part, je me suis abstenue de même regarder la bande-annonce du film éponyme sorti récemment, convaincue qu’en quelques secondes, l’essentiel serait dévoilé (ce qui est le cas !).
Never Let Me Go est ma première incursion dans l’univers de Kazuo Ishiguro, que j’ai bien l’intention d’explorer davantage, et ma deuxième lecture avec Erin et ses Reading Buddies.







 lu en vo - 4


Never Let Me Go – Kazuo Ishiguro
Faber & Faber – 2005 – 263 pages
Traduction française – Auprès de moi toujours
Editions des Deux Terres - 2006